retour à la page d'accueil
Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie
Logo ADEME
Evaluation du gisement de bois pour l'énergie
Ademe Bois Energie / Foire Aux Questions
fran&ccedilais english

Foire Aux Questions

Imprimer
Imprimer

 

SOMMAIRE :

A) Sur les méthodes, les hypothèses et les résultats

B) Sur l’utilisation du site Internet


Date d’ajout des questions 1 à 20 : novembre 2009


A. Sur les méthodes, les hypothèses et les résultats :

1. Quelles ressources ligneuses sont analysées dans l’étude ?

2. A quelle résolution géographique les résultats de l’étude sont-ils disponibles ? Avec quelle précision ?

3. Comment les études biomasse 2009 de l’ADEME et du MAAP se sont-elles articulées ?

4. Quels bois sont valorisables en énergie dans l’étude ?

5. Les résultats permettent-ils de définir le plan d’approvisionnement d'un site industriel ?

6. Les conséquences de la tempête Klaus du 24/01/2009 sont-elles prises en compte en Aquitaine ?

7. Les objectifs récents visant à accroître les prélèvements sont-ils inclus dans l’évaluation économique ?

8. Comment sont traités les gisements de bois dans les espaces sous statut de protection ?

9. L’organisation foncière des forêts privées constitue un facteur limitant de la récolte, de même que la volonté de vendre des propriétaires. Ces aspects sont-ils pris en compte ?

10. Les contraintes de voirie sont-elles prises en compte dans l’évaluation des gisements disponibles ?

11. Les critères sociaux et environnementaux sont-ils pris en compte dans l’évaluation de la disponibilité en bois énergie d’origine bocagère ?

12. Comment sont estimés les prix du bois sur pied et bord de route ?

13. Le prix du bois rendu sur site (usine ou chaufferie) est déterminant pour les industriels. Est-il évalué ?

14. La sensibilité du modèle économique a-t-elle été évaluée à l’échelle de quelques massifs ?

15. Certaines opérations sylvicoles se font actuellement à bois perdu (éclaircies précommerciales, coupes de taillis des mélanges). Comment cette biomasse est-elle prise en compte ?

16. L’utilisation énergétique du bois de vigne pose-t-elle des problèmes spécifiques ?


B. Sur l’utilisation du site Internet :

haut de page


Question 1 : Quelles ressources ligneuses sont analysées dans l’étude ?

Forêts, peupleraies, haies, alignements, arbres épars, vignes, vergers, landes et arbres urbains sont dans le champ de l’étude. Le gisement constitué des souches forestières est également évalué. En revanche, aucun espace analysé n’est susceptible de produire des biens alimentaires : cultures agricoles conventionnelles, prairies et productions lignocellulosiques dédiées à la production de biomasse (exemples : taillis à courte rotation, miscanthus, etc.) sont exclus de l'analyse.

haut de page


Question 2 : A quelle résolution géographique les résultats de l’étude sont-ils disponibles ? Avec quelle précision ?

L’échelle de publication des résultats est la région administrative.

Plus généralement, les résultats diffusés ont une précision statistique jugée satisfaisante. Pour cela, une surface seuil est définie (ou une longueur pour les haies) : 36 000 ha pour les forêts, 20 000 ha pour les peupleraies, 20 000 km pour les haies, 1 500 ha pour la vigne et 1 000 ha pour les vergers. Dans le cas des forêts, des peupleraies et des haies, les valeurs seuils sont directement issues des calculs de précision statistique de l’IFN.

Cette approche permet de réduire une partie de l’incertitude des résultats publiés en garantissant au minimum qu’ils s'appuient sur une ressource physique circonstanciée. En revanche, les incertitudes liées à l’imprécision des autres données source mises en oeuvre, aux modèles et au choix des hypothèses ne sont pas directement quantifiées. Dans ce cas, la sensibilité des résultats aux variations des principales hypothèses est analysée.

haut de page


Question 3 : Comment les études biomasse 2009 de l’ADEME et du MAAP se sont-elles articulées ?

Deux évaluations de la biomasse ligneuse disponible pour l’énergie ont été réalisées en 2008-2009 pour l’ADEME (la présente étude) et le MAAP.
Elles ont été menées en collaboration pour la partie forestière. Dans un souci de cohérence des résultats publics, données, méthodes et hypothèses ont été partagées, voire définies en commun. Les disponibilités brutes forestières des deux études étaient identiques au démarrage des deux études et elles le restent pour un des scénarios de l'étude MAAP. En revanche, les résultats en disponibilités nettes qui en dérivent répondent à des objectifs différents. Dans ce sens les deux études sont complémentaires. Alors que l’étude MAAP s’est attachée à évaluer la disponibilité accessible suivant des critères essentiellement techniques (pente, etc.), l’étude ADEME fournit des résultats suivant une démarche technico-économique.

haut de page


Question 4 : Quels bois sont valorisables en énergie dans l’étude ?

On peut définir des usages potentiels des bois en fonction de leurs caractéristiques dimensionnelles (grosseur, longueur). Cependant, ce n'est pas parce qu'un arbre est gros que sa qualité le rend apte aux usages les plus exigeants (menuiserie, déroulage, charpente). Le critère dimensionnel est donc nécessaire mais pas suffisant. Il est indispensable d'inclure des critères qualitatifs dans la définition des usages potentiels des bois.

On retient l’hypothèse selon laquelle les bois de qualité potentielle bois d'oeuvre (BO) auront toujours une utilisation BO. L’hypothèse sous-jacente est que le prix du bois énergie ne sera jamais supérieur à celui du BO. Les bois valorisables en énergie (BIBE) sont ceux qui ne peuvent pas être valorisés en BO. La part de BO et de BIBE dans le volume d'un arbre a été évaluée, par essence et par région, avec les experts locaux et nationaux.

L’évaluation des disponibilités en produits connexes de scieries (PCS) et en bois de rebut est exclue du champ de l’étude.

haut de page


Question 5 : Les résultats permettent-ils de définir le plan d’approvisionnement d'un site industriel ?

Non, les résultats ne permettent pas de répondre directement à la question de l’approvisionnement de la chaufferie X pour laquelle l’établissement d’un plan d’approvisionnement, appuyé sur les ordres de grandeur régionaux issus de la présente étude et étayé d'une analyse approfondie des données techniques et économiques disponibles localement, reste indispensable.

En effet, l’étude répond à une question posée par l’Administration à l'échelle nationale et, en ce sens toutes les spécificités régionales n’ont pu être prises en compte.

haut de page


Question 6 : Les conséquences de la tempête Klaus du 24/01/2009 sont-elle prises en compte en Aquitaine ?

Oui, les conséquences de la tempête Klaus sont partiellement prises en compte.

Nous avons considéré le bois sur pied après la tempête (après application des taux de dégâts au volume avant tempête) auquel nous avons appliqué le scénario de gestion forestière durable. Les disponibilités en bois vert ainsi calculées ont été ventilées en BO, BIBE et MB, comme dans le reste de l'étude.
En revanche, le gisement conjoncturel de BIBE constitué des bois chablis n'est pas évalué, faute, à l'heure de l'étude, d'éléments solides sur le niveau de mobilisation des bois abattus. En ce sens, les hypothèses tendent certainement à sous-estimer le volume de BIBE en Aquitaine.


Les dégâts occasionnés en peupleraies n'ont pas été pris en compte, les estimations IFN montrent toutefois que ces dégâts sont relativement faibles.

haut de page


Question 7 : Les objectifs récents visant à accroître les prélèvements sont-ils inclus dans l’évaluation économique ?

Non, les disponibilités brutes en bois sont calculées suivant des approches exclusivement sylvicoles et techniques, c’est-à-dire que les niveaux de prélèvements sont établis en fonction des seuls critères de gestion durable des ressources. C’est l'offre de bois qui est modélisée et la démarche retenue ne permet pas de tester les conséquences de modifications de la demande en bois sur la période.
On considère que les incitations politiques qui seraient mises en place, comme par exemple le versement de subventions pour le débardage par câble dans les régions de montagne, modifieraient le prix du marché ce qui rendrait de nouveaux gisements économiquement exploitables.

haut de page


Question 8 : Comment sont traités les gisements de bois dans les espaces sous statut de protection ?

Les restrictions d’exploitation dans les zones protégées (parcs nationaux, réserves biologiques, sites Natura 2000, etc.) n’ont pas pu être intégrées, faute d’informations consolidées à l’échelle nationale sur les contraintes effectives qui pèsent sur la récolte dans ces espaces.
On rappelle cependant que les forêts pour lesquelles l’IFN a considéré que la fonction principale ou secondaire n’est pas la production de bois sont exclues de l’analyse. Ces espaces recouvrent en partie certains sites protégés.

haut de page


Question 9 : L’organisation foncière des forêts privées constitue un facteur limitant de la récolte, de même que la volonté de vendre des propriétaires. Ces aspects sont-ils pris en compte ?

Non, l’organisation de la propriété forestière privée, et plus largement la propension à offrir du bois de la part des propriétaires, est exclue du champ de l’étude. Les connaissances et données permettant de caractériser le comportement des propriétaires dans une étude nationale restent insuffisantes à ce jour.

haut de page


Question 10 : Les contraintes de voirie sont-elles prises en compte dans l’évaluation des gisements disponibles ?

Non, seules sont prises en compte les caractéristiques d’exploitabilité dans l’environnement direct des peuplements (sur la base des observations IFN). Les informations sur les conditions locales de desserte ne sont pas disponibles partout, et lorsqu'elles le sont, il reste délicat de les mobiliser dans une étude nationale.

haut de page


Question 11 : Les critères sociaux et environnementaux sont-ils pris en compte dans l’évaluation de la disponibilité en bois énergie d’origine bocagère ?

Les haies assurent plusieurs fonctions (économique, social et environnemental) au même titre que la forêt. Comme pour la forêt, l’évaluation de la disponibilité en biomasse des haies exclut la dimension liée au choix individuel des propriétaires pour la définition des objectifs et des modalités de gestion de leurs haies, en l’absence de données socio-économiques consolidées à l'échelle nationale.

haut de page


Question 12 : Comment sont estimés les prix du bois sur pied et bord de route ?

Le prix du bois sur pied est susceptible de varier fortement suivant les conditions du marché. On fait l’hypothèse que le propriétaire (ou le gestionnaire) ne vendra pas ses bois au dessous d’un prix minimal. Ce prix minimal peut être assimilé au prix de retrait dans les ventes publiques. Pour fixer ce prix minimal, on a utilisé la série des prix de vente du bois sur pied publiée par l’ONF depuis 1989. Pour chaque catégorie (essence et diamètre), on a retenu le prix le plus bas enregistré sur la période, en considérant que c’était le prix le plus proche du prix minimal acceptable par le propriétaire.

Concernant le prix du bois bord de route, c'est la valeur finale des produits de l’exploitation forestière sur la période 1991-2007 qui a été prise comme référence (enquête du MAAP), pour le BO de quelques essences et le BIBE. La valeur maximale atteinte sur la période peut être considérée comme la meilleure rémunération que le marché a pu donner aux produits forestiers. C’est dans ces conditions économiques qu’on a pu capter le gisement le plus important de chaque catégorie de bois. Cette valeur maximale a été retenue comme référence. Il n’a pas été fait de distinction régionale sur les niveaux de prix, faute d’éléments disponibles.

haut de page


Question 13 : Le prix du bois rendu sur site (usine ou chaufferie) est déterminant pour les industriels. Est-il évalué ?

Du point de vue de l’industriel, le prix du bois rendu sur site est la seule référence, car c’est lui qui conditionne le prix de revient de sa production. Ainsi, il pourra acheter plus cher du bois bord de route à proximité de son site et moins cher du bois plus éloigné. La notion de parcelle exploitable n’est donc pas la même selon la distance au site industriel. Pour l'établissement du plan d’approvisionnement d'un site industriel, il convient d’ajouter la distance de transport au calcul du coût.

Dans l'étude, la prise en compte de la distance de transport se heurte à plusieurs difficultés :
1. Les sites industriels et les chaufferies sont définis par leur capacité de transformation propre et leur localisation géographique. Chaque unité de transformation a donc des coûts de transport moyens différents. Or l’étude ne vise aucun site industriel en particulier. Une distance de transport absolue ou moyenne ne peut donc pas être définie raisonnablement ;
2. La maille régionale de présentation des résultats est le plus souvent supérieure à la taille des bassins d’approvisionnement des installations projetées jusqu’à présent ;
3. Il n’existe pas de statistiques sur les prix du bois rendu sur site. En revanche, il existe des statistiques sur la valeur du bois bord de route, même si leur fiabilité peut être discutée.

Dans le contexte de l'étude, on peut faire l’hypothèse que les industries sont réparties sur l’ensemble du territoire et, en conséquence, que le prix bord de route atteint un équilibre qu’on assimilera au prix du marché des bois bord de route relevé par l’enquête sur la valeur finale des produits de l’exploitation forestière. Il a donc été décidé de prendre comme référence les valeurs fournies par cette enquête.

haut de page


Question 14 : La sensibilité du modèle économique a-t-elle été évaluée à l’échelle de quelques massifs ?

La sensibilité des résultats aux variations des principales hypothèses a été testée à l’échelle nationale. En réponse à la question posée par l'ADEME, la démarche mise en oeuvre ne permet pas de tester le modèle sur des massifs forestiers particuliers. Seuls des plans d’approvisionnement ad hoc sont en mesure de mieux prendre en compte les spécificités locales.

haut de page


Question 15 : Certaines opérations sylvicoles se font actuellement à bois perdu (éclaircies précommerciales, coupes de taillis des mélanges). Comment cette biomasse est-elle prise en compte ?

On considère que les opérations non rentables ne sont pas réalisées ; les bois correspondants restent sur site et font partie du gisement actuellement inexploitable. Toutefois, si la demande et les prix augmentaient et devenaient suffisants, on pourrait imaginer de les extraire.

haut de page


Question 16 : L’utilisation énergétique du bois de vigne pose-t-elle des problèmes spécifiques ?

Le bois de vigne présente un taux élevé de silice. Malheureusement, il n’existe pas d’études qui précise les inconvénients pour le fonctionnement des chaudières. Il est toutefois possible de réduire la production de mâchefer en diversifiant l’origine des bois dans l’approvisionnement des chaufferies.

Il convient également de signaler le risque sanitaire potentiel lié à la combustion du bois de vigne, notamment des ceps, qui ont reçu des traitements phytosanitaires. Néanmoins, en l’absence d’études sur ce point, il est difficile de se prononcer sur les risques sanitaires réels liés à la présence d’éventuels produits toxiques dans les fumées (métaux lourds), sans oublier les risques d’inhalation de poussières lors du broyage et de la manipulation.

Ces combustibles devraient être réservés pour des installations de moyenne à forte puissance et équipées de systèmes de filtration des fumées performants.

haut de page


Question 17 : Comment accéder à des résultats détaillés pour une région donnée ?

Un outil pour la consultation personnalisée de résultats est directement accessible dans cette application Web. Il permet d’interroger la base de résutlats précalculés pour les ressources forestières, populicoles et bocagères. Une notice d'accompagnement aux utilisateurs est téléchargeable depuis le menu "Archives et téléchargements".

haut de page


Question 18 : Le site Internet de l’étude précédente (www.boisenergie.ifn.fr) est-il toujours accessible ?

La présente étude constitue une mise à jour et une amélioration de l’étude précédente (2005). Le site Internet de l’étude de 2005 reste toutefois accessible depuis le menu "Archives et téléchargements".

haut de page


Question 19 : Comment télécharger le rapport final et sa note de synthèse ?

Le rapport final de l’étude, une note de synthèse, le rapport de l'étude du MAAP, etc. sont téléchargeables depuis le menu "Archives et téléchargements".

haut de page


Question 20 : Où peut-on consulter les facteurs de conversion utilisés dans l’étude ?

Les facteurs de conversion utilisés dans l’étude sont consultables depuis le menu "Lexique et coefficients", rubrique "Coefficients de conversion".

haut de page

 


haut de page    haut de page
Plan du site | Mentions légales | Nous écrire|