Exclusion des arbres épars de l'évaluation du gisement de bois pour l'énergie
Approche validée avec les acteurs rencontrés dans le cadre de l'étude, en raison de :
- données statistiques lacunaires, voire inexistantes, pour qualifier la ressource en place ;
- fonctions environnementales (paysage, ombrage pour le bétail, relais pour l’avifaune, etc.) prépondérantes par rapport à la production de biomasse.
Exclusion des landes de l'évaluation du gisement de bois pour l'énergie
Les surfaces en landes concernent (1) les landes naturelles stables et (2) les landes résultant de l’abandon de terres agricoles.
1. Les landes naturelles représentent la plus grande part de la surface en landes (landes à bruyère ou à fougère en Bretagne, garrigues et maquis en zone méditerranéenne). Elles correspondent à des espaces naturels au stade pré-forestier, qualifiés de climaciques car évoluant peu ou pas vers la forêt, en raison des conditions de sols ou du climat. L’accroissement annuel en bois y est extrêmement faible. Les landes naturelles constituent également des milieux fragiles à forte valeur écologique (flores et faunes spécifiques). La lande méditerranéenne assure en outre une protection efficace du sol contre l’érosion. Ainsi, en raison de la faible productivité et des contraintes environnementales, le gisement de bois énergie dans les landes reste peu élevé et se limite aux coupes de bois dans le cadre de la lutte contre les incendies en zone méditerranéenne.
2. Quant aux landes résultant de l’abandon de terres agricoles (ou friches), il s’agit de milieux transitoires qui évoluent rapidement vers la forêt. Cette ressource sera donc ultérieurement prise en compte dans le poste « forêt ».
Sur la base de ces éléments, la décision d'exclure les surfaces en landes de l'évaluation du gisement de bois énergie a été adoptée avec les acteurs régionaux rencontrés dans le cadre de l'étude.